Monday, September 17, 2012

Oh la la...

...Mais ça fait une éternité que je ne me suis plus penché sur toi petit blog.

D'ailleurs, les blogs, ça marche toujours ?
Moi j'en lis encore certains alors je me dis que peut être vous aussi...

Et puis au fond, à la base, j'écrivais pour moi, sans trop me soucier de l'audience et c'était bien comme ça car je pouvais écrire un peu tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi).

Et puis un jour, la panne.
Plus rien à dire, plus rien de marrant, plus le mojo pour tourner en dérision le quotidien, et puis des histoires de vie chiantes qu'on arrive pas à raconter.
(dépression, fausse couche, rupture, prise de poids... Ça va, c'est fini,  je gère, ne pleurez pas)

Et puis ce matin, je me suis levée avec une irrépressible envie d'écrire.
Par-ce que ces derniers mois, j'ai vécu des trucs supers.
Super chiants et super cool, mais super quand même.

Par-ce que je me sens prête à vivre avec mes démons.
A accepter mes failles, mes envies, qui je suis vraiment.
Une fille trop angoissée, qui n'a pas assez confiance en elle, qui doute tout le temps.
Qui s'empêche de vivre.
Et qui du coup, se rend malade (dans la tête) et ça, c'est vraiment pas bien.

Par-ce que cette obsession de mourir, ça va bien 5 minutes hein...
(Mais je le fais pas essprès Docteur, jvous l'jure !)

Mon voyage au Sri Lanka et en Inde : BOUM grosse claque dans la gueule.
Mais très grosse la claque.
Ça m'a permis d'arrêter en douceur les AD (anti-dépresseurs, n'ayons pas peur des maux), par-ce que bon, là-bas tu relativises vite fait sur ta peur de crever.
La mort elle est un peu partout, donc bon.

Retour de voyage un peu hardcore par-ce qu'après tu te demandes qu'est-ce que tu fous ici à part consommer et avancer au pas avec des gens peu éclairés autour de toi (je parle de la masse, pas de mes proches).
Tout m'a semblé très fade, pas d'odeur de merde de vache, pas de pourritures jonchant les rues, ni de cadavre de chiens, encore moins de crémations et de temples, odeurs d'encens et de bouffe.
Où sont les singes, les écureuils, les bouddhas millénaires...
C'était fantastique.
Fou, incroyable, hors du temps, des souvenirs mémorables, des lieux tellement historiques, des regards tellement chargés de vécu, de tristesse, du poids des traditions.
Au début en Inde, je me disais clairement, mais qu'est-ce qui m'a pris de venir dans ce pays de malades, et que j'en rêve depuis 20ans même...
Masochiste !

Le voyage de ma vie en gros.
J'espère pouvoir y retourner, plus longtemps, dans d'autres coins.
Par contre, le Sri Lanka c'est beaucoup plus peace, je le conseille vivement, là aussi, grosse envie d'y retourner.

Pour la petite anecdote, j'ai quand même réussi à me taper un mec (de 23ans, propriétaire d'une guest house) à Pushkar.
On change pas une équipe qui gagne !

Donc ce matin, après des moments bien pourris la semaine dernière, où j'ai fait un malaise vagal (comme si j'avais pas assez à faire avec les crises d'angoisse), ce matin, je me suis dit Pupush, faut t'y remettre.
Ça va te faire du bien, ça va te libérer l'esprit de (re) raconter ta vie sur le ton de la plaisanterie et de la légèreté.

Aujourd'hui, en postant un statut Facebook qui disait que la taille moyenne de la bite moyenne de l'homme français moyen mesurait 3 fois la taille de son pouce, et bien j'ai réalisé à quel point c'était bon cette forme de communication.
L'écriture.

Bon, pour re-situer un peu tout ça (je me fais mon petit bilan de compétence, faites comme chez vous, j'en ai pour un moment).
Janvier, retour de Corse.
Une expérience formidable.
Mais très contente de rentrer car il fallait vraiment que je retrouve ma famille, mes amis, Pariiiiiiis, le choix d'avoir trop de choix.

Prise de de marques, je glande un peu, je booke mon périple Sri Lanka/Inde puis je pars.
Youuhouuu !!

Retour, ahem ok, bon, c'était super mais Push tu ne repars pas jouer les mères Térésa, pas tout de suite.
Et non, tu n'es pas amoureuse d'un bhramane de 23ans; NON !

Les indemnités chômage touchant à leur fin et aucune envie de retourner bosser derrière un bureau, j'accepte enfin l'idée que la restauration, c'est fait pour moi, point barre.

Je trouve un resto type restauration rapide "à la française", très bon concept, ça me plait beaucoup au début mais je bosse avec des gens qui ne sont pas du métier et très franchement, elle est bancale son affaire car il ne fait pas assez de chiffre et il a besoin d'embaucher un consultant pour comprendre pourquoi...
Donc...je commence à ronger mon frein car j'ai l'impression de faire du sur-place professionnellement et surtout, je dois être la meuf la moins bien payée de Paris dans ce secteur.
(j'aurai dû faire consultante).

Il faut savoir que j'ai en projet d'ouvrir mon ptit resto et que le but pour le moment, c'est de faire un max de pognon (vu que je suis chez mes parents, j'en profite pour épargner, mot qui n'avait jamais fait partie de mon vocabulaire, mais qu'en fait, c'est pas mal quand on y pense, et quand on peut le faire).

Je suis sur un autre plan, j'en saurai un peu plus dans les semaines à venir.

Bon, côté mecs...
Bah oui par-ce que bon, Skype avec l'Inde tous les soirs au bout d'une semaine, ça lasse.

Je fais du réchauffé, soyons honnêtes.
Je ne sors quasiment plus, et du coup, j'ai du mal à rencontrer de nouvelles têtes.
Comme j'ai bien aimé me taper un jeunot, je retente le coup avec un mec de toujours 23ans, pas indou, plutôt feuj même, mais c'est pas gagné.

Du coup, je remets le couvert avec un ex avec qui j'avais une bonne complicité humaine et sexuelle (enfin, ce que je croyais jusqu'à ce qu'il m'avoue qu'en fait, bah non...Cul oui, humain non. Au bout de 8ans de je t'aime moi non plus, ça fait plaisir. Ça me fait penser à The Human Centiped, jsais pas pourquoi...).

Du coup, j'ai plus trop envie de sex.
Ni de séduction, ni de rien.
Le néant.
Merde.

Et puis ça revient.
Ouf, ça me rassure.
Bon, je ratisse un peu sur Adopte mais ppfff, lassée de ce manque de spontanéité, je lâche l'affaire.
Et puis je bosse pas mal, j'ai pas trop le temps de me pencher là-dessus.

Sauf que là, ça y est, j'ai envie maintenant, ça va mieux, je me sens prête, i'm ready to love.
Hello, is it me you're lookin' for ?
Ouais love, avec des gouzigouzi, des jte tiens la main, des regards enflammés et des nuits entières à parler et à refaire le monde.
Et puis du cul aussi, tant qu'on y est.
Mais du coeur. Surtout du coeur.
Universal Love.

C'est bientôt l'automne, c'est ma saison.
C'est en général le moment où je me coupe les cheveux, où j'adore ressortir les fringues d'hiver et les couvertures doudou.
Où je vais fêter mes 35ans, et que je sens que plein de choses super vont se passer.

Putain, ça fait du bien.
Par-ce que ça y est, je suis dans les starting-blocks et ça me fait vraiment plaisir !


Saturday, January 07, 2012

Ça y est.
De retour sur le Continent.
Et c'était pas gagné...
Playmobil ayant décidé qu'elle était trop fatiguée pour faire la route chargée comme un baudet a préféré me lâcher sournoisement dans un virage.
PAF !! comme ça, d'un coup, après 4 ans de bons et loyaux service, alors que je lui avait acheté des pneus rutilants, fait faire un check up complet et une vidange digne de ce nom, sans compter un pot d'échappement flambant neuf.
Quelle ingrate.

Quelle merde surtout !!

Plantée là comme une conne en larme, en plein milieu de la route, en me demandant si j'ai fait le bon choix, me voyant déjà louper le bateau, le train, ma vie.

Par chance, la solidarité insulaire a joué des coudes pour que je ne reste pas dans le virage, ni coincée ici avec mon chargement.
Ça vient d'un capteur, on me le répare, et ça vient du radiateur aussi, je prie pour qu'il ne lâche pas en route...

16h30, je prends enfin la route pour aller au port.
17h30, je suis dans le Ferry et Playmobil aussi.

07h00, on arrive à Marseille.
(je vous passe l'épisode de la nuit de merde à cause du roulis et de la bouteille de Martini blanc bue en 40minutes avec un ancien PCF de Cargèse retrouvé par hasard sur le bateau).

Je me dirige vers le garage, je mets fébrilement la clé dans le contact, en priant Petit Jésus et tous les saints.
Elle démarre.

Sortie du bateau et du port, mon légendaire sens de l'orientation et l'application Navigation du téléphone s'étant ligués pour me faire chier, je me retrouve à tourner dans Marseille, à prendre l'autoroute direction Montpellier (pensant que si ma voiture était en forme à la rigueur je ferais mieux de remonter en caisse, mais en fait non l'odeur de cramé me fait me souvenir que non...), à traverser les Pennes Mirabeau, à reprendre l'autoroute dans le sens inverse et à finalement trouver la Gare st Charles qui est normalement à 10 minutes du port.

Ok ne pas craquer, on tient le bon bout.

Je finis par trouver la gare auto-train, à déposer la caisse et à enfin souffler.

Petite interlude avec Agathe, qui propose d'aller voir la Bonne Mère (parfait, j'en profiterai pour prier pour un radiateur).
Très belle vue, surtout de mon cul car arrivant de corse moi je mets encore des jupes en janvier.
Il y a bien entendu un vent de malade, je passe donc toute la ballade en collants( hyper saillant je l'avoue), ma jupe ayant décidé de rester remontée jusqu'à mes oreilles.

Bref, tout se termine bien, je prends le TGV, je récupère la caisse hier en finissant par la contre-visite du contrôle technique.
Amen.

Reste plus qu'à changer le radiateur et on devrait pouvoir repartir pour 20 000 Km.

J'en ai bien chié.
Moralement, physiquement.
Mais ça y est, je suis installée.
Prête à repartir à zéro.
(et à repartir chercher Zouzou par ce qu'elle a du sentir le plan galère, j'ai jamais réussi à mettre la main dessus).

Je vous souhaite une douce et belle et funky 2012.
Profitons-en, c'est bientôt la fin du monde.
Si elle arrive, j'aimerai qu'elle résonne comme ça.

Friday, December 30, 2011

Comme d'habitude...

...Je ne finis pas l'année sans faire un petit post.

Je ne vais pas vous faire le bilan de 2011 ou vous donner mes bonnes résolutions pour 2012, car je pense que cette nouvelle année me réserve pas mal de surprises et de rebondissements donc, on verra au jour le jour.

J'ai bien reçu mon boncadeauvoyageyouhoudlaballe et je n'ai pas à me déplacer afin de le faire valider.
Mon premier choix se porte sur le Sri Lanka, ancienne Ceylan.
Ensuite Montréal.
Ou New-York.
Et tellement d'autres merveilles qui me tendent les bras, mais j'ai un peu de mal à me décider.
Cela dit, je ne suis pas pressée.

Aujourd'hui j'ai rendu mon badge et les clés de la maison (du bureau, mais vu que le Pôle Emploi de Corte est actuellement dans une maison, ceci explique cela), un peu comme un flic qui rend flingue et insigne.
Je suis contente de ces 6mois.
Ça n'a pas été facile tous les jours (en même temps, qu'est-ce qui l'est...) mais j'ai eu beaucoup de satisfactions au niveau humain et j'ai appris un métier (encore un).
J'ai surtout vu l'envers du décor de la misère sociale et du dur labeur que d'être face à tout ça.

Je savoure mes derniers jours en Corse.
Un peu comme si je sentais la fin des vacances arriver.
C'est presque irréel de me dire que je vais faire le chemin en sens inverse.
Je nous revois pour ma fête de départ.
Je me revois arriver complètement speed à Ajaccio.
Prendre mes marques.
Paniquer.
Faire toutes ces jolies rencontres, découvrir tous ces endroits magiques sans se presser.
Connaitre les Corses, les aimer.
Et parfois les détester aussi.
Essayer et réussir.
Essayer et me planter.
Me reconstruire.
Me déconstruire.
Recommencer.

3ans et demi qui resteront à jamais gravés en moi.

Merci à toutes celles et ceux que j'ai croisé, qui m'ont aidé ou même mis des bâtons dans les roues.
Merci à la plus belle île du monde de m'avoir accueillie en son sein.

Forza Corsica

Tuesday, November 22, 2011

Swiss Life, Vanksen et Moi...

...Tout est bien qui fini bien.

Un problème de pare-feu et de serveur paraitrait-il.

Après quelques mails pas très sympa de ma part à l'agence de com' (aka Vanksen) qui chapeaute la fameuse enquête pour Swiss Life, l'assistant chef de projet déclare forfait face à tant de ténacité (et un peu de vulgarité, j'avoue) et décide de m'envoyer son chef de projet qui après m'avoir légèrement remis à ma place (j'aime les hommes de caractère, je vais peut être passer lui faire un bisou en allant récupérer mon gain, on sait jamais...) admet que j'ai gagné et point barre.

Merci bien les gars, ça va m'éviter de faire une énième crise d'angoisse (oui, je peux faire une crise d'angoisse car on me fait croire que j'ai gagné et puis paf non, plus rien. Je suis comme ça moi) et d'avoir peur de mourir sans avoir vu le Luxembourg.

Oui par-ce que bon, faut pas déconner, on gagne un bon cadeau à dépenser dans une agence de voyage mais faut faire le trajet jusqu'au Luxembourg pour en profiter.
Cela dit, je ne connais pas, ça fera une occasion de voir un pote et de boire des coups !

Ce n'est pas fini car le fameux CDP (chef de projet) m'a renvoyé un mail en fin de journée car je lui ai quand même (très gentiment) demandé si y'avait pas moyen d'envoyer quelqu'un d'autre à ma place pour le récupérer.
Il a donc (très gentiment) répondu qu'il était justement entrain de négocier avec l'agence pour voir si il y avait une autre alternative possible.
(re bisou au CDP)

J'avoue que je suis un peu excitée à l'idée d'avoir une somme plutôt rondelette à claquer en voyage.

D'autres aurait préféré des fringues, des bijoux, des cosmétiques, un ravalement de façade pour leurs 34 ans, moi j'ai eu une sacrée surprise "voyage voyage plus loin que la nuit et le jour" et voyager, c'est juste l'essence même de ma vie (en plus de la persillade et des côtes de bœuf).
Donc, fuckin' hell i'm bloody happy !

Suite au prochain numéro...
Je vous dirai si CDP et moi on aura rencard ou pas au Luxembourg, et par conséquent si je dois partir à la découverte de cette incroyable contrée (la preuve ici), vais-je pouvoir poser le doigt sur n'importe quelle partie du globe (si c'est le cas, je vous le dis de suite, je me barre au Sri Lanka) ou vais-je devoir me contenter de rester en Europe (si c'est le cas, je vous le dis de suite, je pars à Rome).

Musique

Saturday, November 19, 2011

Swiss Life...

...Essaye de m'enculer.
(le samedi au réveil, j'aime moyen)

J'en veux pour preuve, qu'il y à deux jours j'ai envoyé un mail à Mathieu G en lui demandant de se grouiller de m'envoyer mon cadeau car je déménage bientôt et puis aussi qu'il fallait pas me faire de promesses comme ça et rien m'envoyer.

Il à répondu : Je n’ai jamais reçu de réponse de votre part avant le mardi 08/11 à minuit, donc vous ne rentrez plus dans les conditions pour obtenir votre gain. Cependant si vous m’avez bien envoyé une réponse avant cette date, veuillez me transmettre ce mail et nous statuerons sur votre cas.

Je ne rentre plus dans les condition mon cul oui...
Je lui ai forwardé en lui disant qu'il avait pas intérêt à m'offrir un an d'assurance vie à taux préférentiel à la place, sinon j'allais pas en rester là, et par conséquent de faire le nécessaire afin de réparer ce fâcheux malentendu.

Putain, je m'en foutais moi à la base, j'avais rien demandé et voilà qu'il vient me faire chier.
Connard.

Sinon, je viens de découvrir Tumblr.
C'est sympa.

Sunday, November 13, 2011

Full Moon.

L'air de rien.
L'air de dire, tout va bien
La mine réjouie.
Sourire, et peu importe si ça va mal.
Se dire que c'est pas grave, que c'est la vie.
Se dire qu'on a choisi de vivre comme ça, sans lendemain.
Accepter.
Avancer.
Ma liberté, tu m'en fait baver.
Serrer les dents, ne pas pleurer.
Rupture, départ, maladie, fin, début, et recommencer.
Et recommencer.
Épisodes de la vie de Mme Tout le Monde.
Se sentir comme un môme qu'a du chagrin, qui sanglote, qui n'arrive pas a s'arrêter.
En avoir gros sur la patate, connement.
Et se le prendre dans la gueule un dimanche après-midi.
Life's a bitch.

Monday, November 07, 2011

On a tous...

...Un jour où l'autre reçu un mail étonnant, nous annonçant qu'on avait gagné OuaneMillionDollar à la loterie de Bill Gates ou qu'un fameux homme d'affaires/marabout gabonais tenait absolument à nous faire profiter de son compte en banque surtout si on lui communiquait les infos relatives au notre.
Des fake, j'en passe et des meilleurs.

J'ai toujours fait fi de ce genre de conneries sans même prendre le temps de les lires, même si bien au fond de moi, j'aurai bien aimé que ça soit pour de vrai que Bill Gates ai pensé à moi pour se délester d'un petit million.

Anyway.
Vendredi aprèm, je checkais ma boite mail, et je vois le nom d'un mec (Mathieu G), et en titre du mail : "votre participation à l'enquête XXX" (non, c'était pas une enquête sur du X super X, mais juste que j'ai pas envie de vous donner le nom de l'enquête, j'ai trop honte).

(Non, jdéconne, j'm'en fous, c'était sur l'assurance-vie + la retraite je crois, pour Swiss Life, autant vous dire que j'ai répondu non à toutes les solution d'épargnes, que j'ai dit que je n'y connaissais rien et que non je ne préparais pas ma retraite par-ce que franchement, je préférai tout cramer par les 2 bouts...Ils ont dû se dire oh putain, celle là, c'est une vraie, une ouf, on l’envoie sur le voyage en Irak...)

Et je ne résiste pas en exclusivité à vous faire un copiécollé du mail en question par-ce que franchement, ça me turlupine...

Bonjour Pushka (bein oui, je mets souvent Pushka plutôt que Michelle),

(Attention, ça commence fort)

Félicitations !

Grâce à votre participation à la grande enquête XXX, vous êtes un de nos heureux gagnants !

À la clé, un des trois voyages d’une valeur de 1 500 € à faire valoir dans une agence de voyage établie au Luxembourg !

(Notez tous les !, le mec est super joyce de m'annoncer ça)

(Ensuite, un des 3 voyages...hum ok et surtout à faire valoir au Luxembourg...Ça va que je connais quelqu'un là-bas, sinon quéquette apparemment)

Afin de valider votre gain et de le recevoir dans les prochaines semaines, pouvez-vous nous répondre par mail en nous communiquant vos coordonnées complètes, à savoir nom, prénom, adresse, date de naissance, numéro de téléphone et la nationalité avant ce mardi 08/11 à minuit ?

(Il a l'air sérieux le Mathieu par-ce que bon, il a quand même envie de me l'envoyer à mon domicile personnel de là où je vis...Même si je suis relativement loin du Luxembourg pour faire valider tout ça)

(Après les !, il termine par un ?...Que dois-je déduire ??)

(Attention, là on passe à la partie chantage affectif, genre si tu te manifestes pas, on va redonner ton lot à un quelqu'un d'autre espèce de connasse qui ne pense pas au lendemain)

Veuillez noter que si nous ne recevons pas vos coordonnées avant cette date, nous nous verrons obliger de procéder à un nouveau tirage au sort.
Merci d’avance pour votre compréhension.

(Ok, bon, tout va bien, il ne me demande pas mes coordonnées bancaires, ni mon code pin, ni mes mensurations, ni de lui envoyer un mandat cash...)

Encore toutes nos félicitations !

(On termine par la petite touche, mazeltov, encore bravo, passe me voir à Bertrange (lieu indiqué en bas de sa carte de visite virtuelle) quand tu viendras récupérer ton voyage de dingue, que si ça se trouve je vais partir 10 jours au Vietnam, au frais du Roi du Luxembourg).


Putain de bite en bois !! Ça fait des années que je n'ai rien gagné.

Voilà, je ne sais pas ce que vous en pensez mais je trouve que ça sent plutôt bon, et même si c'est qu'un weekend au Luxembourg (car j'ai pensé que les 1500€ en fait était peut être divisé par 3 = donc 3 weekend à manger des frites et boire la binouze pour 500 balles avec d'autres jeunes de 34 ans a qui ça ne dit rien d'épargner...), ça reste sympa.

NB : Impossible de remettre le texte en forme correctement , désolée.


Rien à voir avec la choucroute mais je remercie encore ma chatte Zouzou pour la frayeur de ce matin, car mettre le pied sur une escalope de veau qui a passé 48h dans la tempête et le déluge, le lundi de bon matin, ça n'a pas de prix !

Saturday, October 22, 2011

Out Of...

...Africa.
Ah non merde, Corsica.

Out of Corsica, c'est l'histoire d'une parisienne qui débarque en Corse le 1er septembre 2008 et qui en repartira le 4 janvier 2012.

C'est l'histoire d'une belle parenthèse, de paysages mortellement beaux, de potes, de galères, de bonheurs, d'amours, de ruptures, de remises en question, de rééquilibrage partiel, une histoire de vie somme toute banale.

Quand j'ai débarqué ici, je ne savais pas trop ce que je venais chercher.
Le calme, la paix intérieure, plus de course à tout, l'amour, la nature pure, l'envie de vivre autre chose.

Tout cela je l'ai trouvé (en partie, par-ce que pour la paix intérieure, faudra repasser), j'ai exploré des facettes de moi que je ne connaissais pas, j'ai rencontré des gens formidables, je suis tombé amoureuse, j'ai failli avoir un bébé, j'ai vécu dans des endroits magiques, pris des bonnes cuites (on change pas une équipe qui gagne), j'ai compris que mon bonheur ne passait pas uniquement par la fête et le déchirage de gueule, ni un gros salaire, ni plein d'achats compulsifs, enfin toute la vie qu'on vit quand on a tout sous la main car ici, on a besoin que de l'essentiel.

Mais aujourd'hui, tout est réuni pour me faire faire le chemin inverse.

J'ai besoin de retrouver ma famille, mes amis, mes potes, de retrouver une ouverture vers le monde, de croiser des gens différents, de sortir quand bon me semble, de manger indien ou japonais ou croate si ça me chante, d'aller à la FNAC, d'aller à des concerts, d'avoir le choix, bref de retrouver cette vie que je ne supportais plus.

Je ne suis pas sûre de mon coup.
Je ne sais pas si je vais retrouver mes marques.
Je ne sais pas si je ne quitte pas un homme formidable pour recommencer a vivre des aventures sans lendemain au goût amer.
Je ne sais pas si cette vie là m'acceptera de nouveau.
Je ne sais pas, mais j'y vais.

Je flippe à mort, j'ai de la peine, j'ai l'impression que c'est un peu un échec mais bon, je ne veux pas devenir comme tout ces gens qui se plaignent et ne font rien pour que ça change.

Voilà, c'est une belle histoire mais un peu triste aussi.
Comme toute les histoires de vie je crois.

Et cette chanson pour illustrer tout ça

Thursday, June 16, 2011

Je ne...


...Résiste pas à vous donner la recette de mon repas de midi.
Ce matin, je suis passée chez beau-papa et comme à l'accoutumée je reviens les bras chargés de légumes, herbes et autres délices pour mon plus grand plaisir.

Alors à midi, ça sera Potée Pushka (notez que tous les légumes cités ont fraichement été cueillis ce matin)

Prenez :

- des carottes
- des patates
- 1 courgette
- 1 gousse d'ail
- 1 saucisse de Toulouse
- 1 bouillon de poule
- fleur de sel et poivre du moulin

Alors d'abord vous commencez par faire cuire la saucisse dans une poêle sans matière grasse, à couvert et à feu doux, et vous la retournez souvent (piquez-la avant cuisson).

Ensuite, on coupe les légumes en dés par exemple, et faites revenir dans une sauteuse avec un peu d'huile d'olive et la gousse d'ail.

(Entre temps on engueule les chats qui dégueulent partout car en ce moment, le kif, c'est de bouffer des lézards après les avoir fait cruellement souffrir).

Une fois que ça sent bon, vous émiettez le bouillon de poule, et faire revenir encore un peu.
Couvrez d'eau légèrement, toujours à feu doux et c'est fini pour les légumes.
(le temps de cuisson c'est comme vous voulez, moi j'aime quand ils sont encore un peu croquants).

La saucisse cuit toujours, elle dore, ça sent de plus en plus bon.
On se sert un ptit verre de rouge (Omu di Cagna) pour patienter.

Une fois qu'elle est bien cuite (car la saucisse de Toulouse rosée à l’intérieur, c'est juste immonde), on la dépose sur les légumes , on couvre et on coupe tout.

Soit vous mangez de suite, soit vous vous resservez un verre de pif.
Voilà c'est le pied, c'est pas cher, et pas dur à faire.

Rien à voir avec la potée, mais vous connaissez sûrement le célèbre dicton :
Avoir un tigre dans le moteur.
En Corse, on ne fait rien comme tout le monde et les tigres ça court pas les rues donc...

Le weekend dernier, je pars faire quelques courses à Corte et au bout d'un moment, avec mon mec on se demande si on a débourré de la veille car on entend des miaulements.
...
On pense innocemment que ça vient du camion devant, qui forcément doit être un camion vétérinaire (camion blanc + sans inscription + tout carré + qui roule à 30 à l'heure = camion vétérinaire. CQFD).
Il tourne, plus de camion et ça miaule toujours.

Je m'arrête.
Éric inspecte la voiture, le coffre et rien.
Miaou Miaou.
Ahem.
J'ouvre le capot et là surpriiiiise : petit chat pas très en forme qui ne viendra plus jamais chercher un peu de confort dans un avant de voiture.

J'ai pleuré, ça m'a beaucoup perturbé et j'ai même pas pu le ramener à la baraque, on l'a laissé à l'entrée du village.

Bon'Ap quand même !

Friday, April 01, 2011

Déjà avant...

...Je cuisinais très bien.

Avant, c'est quand j'étais célibataire.
Mais avouons-le, cuisiner juste pour soi, c'est pas le scénario le plus funky.
Bien que ça ne m'ai jamais gêné outre mesure, par-ce que bon, la bouffe (surtout depuis que j'ai changé de vie et que je mange autrement que liquide) c'est un peu le grand kif de ma vie.

Rien que pour ça, j'ai décidé de me mettre en couple, en ménage, de vivre avec un de mes congénères.
De m'installer avec un homme.
Le mien que j'aime, c'est mieux.

Ça y est, j'ai franchi le cap (corse), j'ai sauté le pas, j'ai fait le grand saut dans l'inconnu.

Et...et...et :
C'est horrible, je rêve chaque nuit que je m'enfuie, que je demande l'asile politique en Lybie ou pire que je retourne vivre chez mes parents.

Je ne supporte pas le quotidien, je ne supporte que MON bordel, je dois être toujours gentille et toujours souriante (même le matin), je dois être inventive, je dois être à la fois bonne cuisinière, savoir allumer un feu, ne pas avoir peur des vaches féroces et des chiens enragés, porter des talons alors que j'habite le village de Piedigriggio (ce seul nom donne immédiatement aux talons l'envie de se transformer en Scholl), faire du sex comme si j'allais voler la vedette à Tori Black....
Bref, c'est un enfer.

Qui a eu l'idée d'inventer la vie en couple ?
Sûrement pas une femme.

Stop !
58è degrés.
Je plaisante (la macagna, ça vous gagne).

Je vis depuis 1 mois une très belle aventure, et j'adore ma nouvelle vie.
C'est sûr que c'est pas facile hein.
Moi j'ai jamais vécu avec qui que ce soit à part des chats et des collocs aussi dingues que moi.
Ça s'apprend, ça demande du temps, de la communication, de l'amour, de la patience.

Mais c'est génial car mon mec est génial (et moi aussi accessoirement).

Donc, pour en revenir à mon énième talent, celui de régaler les gens par le palais, je réalise que depuis que je me sens vraiment chez moi et cela malgré une cuisine microscopique de 2m², je passe énormément de temps a faire la bouffe.
Et putain, ça me plais !

De tout.
Des légumes (tout frais du jardin de beau-papa), des œufs (des poules de beau-papa), de la viande, du poisson, des trucs simples ou un peu moins, et surtout je sens que tout ce que je fais, plais.
Et c'était pas gagné d'avance car j'ai un amoureux qui à la base est un peu difficile.

Parallèlement j'ai abandonné la restauration, et je commence un job pour un centre d'appels, mais je bosserai de chez moi avec mon casque et mon micro.
Tout comme si j'étais chez BIP (pas de nom) sauf que je pourrai bosser en string avec la clope au bec que personne ne verra rien !

Mon portable, cet enculé de sa race, à bien entendu décidé de rendre l'âme 1semaine avant le début des festivités, et là encore merveille de la vie à 2 (donc des galères partagées), j'ai le pc de l'homme pour m'éviter la catastrophe nucléaire (si j'ose dire).

Ok, ok, cuicui les ptizoizo, ça ne fais qu'un mois de vie commune, je sais bien ce que tout le monde va dire.
Ouais Pushka c'est bon, dans 6 mois, elle claque la porte, elle fait sa valise, les chats sous le bras et merci au revoir.

Franchement, je ne pense pas, car on ne sait pas de quoi demain est fait mais je sais qu'aujourd'hui je suis prête pour cette partie de ma vie.
Et puis j'ai trouvé la bonne personne, avec qui tout coule de source.

Qui ne tente rien, n'a rien.
Et je suis ravie.
Je revis.
Enfin.

Thursday, December 30, 2010

Putain...

...C'est encore la fin de l'année.
Bon sang, ça passe à une vitesse.

J'ai l'impression de rédiger des post de fin d'année tous les 2 mois, alors que non, concrètement une année s'est encore écoulée.
Cela dit, je rédige plus rien du tout vu mon inactivité ici depuis des lustres.

Donc, je sors de la douche et je me dis : merde, demain c'est le 31, et j'ai toujours pas écrit.

En même temps, vu que je suis à la plonge depuis 2 mois (je bosse dans un resto où j'ai d'abord été serveuse, puis au bar et un jour, j'ai dégringolé au bas du bas de l'échelle sociale pour filer gentiment un coup de main qui s'est transformé en : Bah tu vas rester là pauvre conne...), j'ai donc pas trop eu envie de vous parler de casseroles sales et autres produits hyper dégraissant (dommage qu'on puisse pas les utiliser en crème minceur).
La plonge, mais pas que, rajoutez un coup de main aux entrées, et puis accessoirement de l'administratif, le tout bien sûr pour un salaire mirobolant, dans une ambiance digne du Club Med en plein mois d'août.

Je déconne bien entendu, je suis payée de la merde, je suis pressée tel un citron et je bosse avec des gens vraiment pas très gentils, ni très corrects, ni très rigolos, bref on peut dire des enculés finis à leurs heures perdues.

MAIS...
Demain c'est mon dernier jour.
Yeaaaaaaaaaaaaahhhhh putain de sa race, je vous raconte pas la délivrance.

ET AUSSI...
J'ai réussi malgré tout, a faire la rencontre d'un charmant charpentier qui est mon mec depuis quelques semaines maintenant.
Je gazouille, je roucoule, je miaule, bref un vrai zoo à moi toute seule.
Je suis heureuse, j'avais oublié ce que c'était.
Je savais même pas d'ailleurs que des spécimens de mec comme ça, ça pouvait exister.
Qu'on pouvait passer autant de bons moments sans se prendre la tête.
Ah c'est beau d'avoir 33ans, de plus s'y attendre et paf tu te prends ça dans la tronche et le coeur.
Merci la Vie, Merci Eric et accessoirement Merci au Saint Jean.

Dans une dizaine de jours, je serai parisienne pour 3semaines et je ne vous cache pas que je suis dans un état d'excitation digne d'une fillette qui rentre au CP avec sa robe toute neuve et ses souliers vernis.
A moi la famille, les copains, la fête, l'errance dans les rues de ma chère Capitale, le métro, la pollution, le bruit, le brassage, la différence, je suis aux anges.

Et puis lorsque je rentrerai sur mon île, je penserai a me diriger finalement vers ce Nord qui m'attend depuis cet été.

Rien à voir avec le liquide vaisselle, mais je vous conseille vivement un livre : Le mec de la tombe d'à côté.
Une histoire d'amour, pas gnangnan, très actuelle, très drôle.

Et puis un clip.

Voilà. Je finis l'année en beauté.

Monday, October 18, 2010

Et si...

...Je ne savais plus écrire ?

Zéro inspiration.
Zéro sujet sur lequel j'ai envie de rebondir.
Zéro truc fou ou même banal.

Peut-être qu'un blog à une date de péremption et que la mienne arrive bientôt.
Tout comme mes 33ans.
L'âge christique.
Super.

Sasha va avoir des bébés sous peu.
L'automne est bien installé.
La vie au village me plait.
Mais j'ai envie de partir un peu à Paris, un peu à Istanbul, histoire de mieux revenir.
Envie d'une belle histoire.
Same old shit.

Je suis heureuse.
Mais.
Qu'est-ce que je vais faire de ma vie.
La Corse, ailleurs.
Un boulot enfermée entre 4 murs ou continuer derrière un bar, ou me donner les moyens de monter mon affaire.
Me poser enfin.
Faire un enfant.
Faire de l'argent.
Réussir.
Aimer.

Voilà pourquoi je n'écris plus.
C'est ennuyeux de lire de telles banalités.

Alors que je devrais vivre, tout simplement et vous raconter sur un ton léger les quelques anecdotes qui m'arrivent bien malgré tout.

Ça va revenir.
Ou pas.
Sinon, je mettrais la clé sous la porte.
Et je recommencerai le moment venu.

En attendant, j'écoute ça

Tuesday, September 14, 2010

A mi-chemin...

...Entre Marvin Gaye et Indiana Jones.
Voilà mon mec idéal.

Ah ouais ?
Bah oui par-ce que bon, moi j'ai pas été élevée aux contes de fées.
Musique, musique, danse, danse, et des tonnes de films (d'aventure notamment).
Ça fait que moi je rêve d'un mec qui saurait danser (pas que, mélomane dans l'absolu et musicien accessoirement) ET partir à l'autre bout de la planète (avec moi, oeuf corse) pour tester son nouveau fouet.

Bon la musique on en parle pas, par-ce que tout le monde sait que la musique c'est ma vie.
Je ne peux pas faire sans.

Mais ce matin, en prenant un thé au soleil, j'ai repensé à tous ces aventuriers de ma jeunesse cinématographique (et littéraire aussi).
Charmants, drôles, cultivés, forts et bien entendu galants (et si d'aventure ils vous sautaient dans la jungle humide, ils prenaient soin de le faire amoureusement et de ne pas vous larguer 10 minutes après le coït ou encore de vous annoncer que finalement il y à une Madame Jones qui attend bien sagement à la baraque...) mais maintenant, à part Benjamin Gates, niveau aventuriers au cinéma : rien !

Alors bien sûr, je peux toujours me consoler avec des ersatz de héros tels : 300, les Frères Grimm, Gladiator (pas de cris s'il vous pait, ce film est génial, j'adore, j'adore) mais de grâce arrêtons les Robins des Bois, les Prince of Persia, La Momie et autres navets du même genre.

Où sont passés Indie, Alan Quatermain, Jack Colton (aka Michaël Douglas dans A la Poursuite du Diamant Vert) ?

Est-ce que tous ces films sont vraiment démodés et ringards ?
L'envie d'aventure n'existe t-elle plus ?
Plus personne ne rêve de partir à la découverte de la dernière tribu de coupeurs de têtes, de passer sur un pont suspendu avec à vos trousses une horde de pilleurs de tombes toltèques en rut, de pierres précieuses enfouies au fond d'une grotte maudite par un anaconda en plastique de 28 mètres (au moins bien installé dans la pénombre d'une salle le temps de 2h)?

Bah moi si.

Je n'ai rien contre les films "d'aventures" de maintenant mais moi, ça me fait pas rêver.
C'es trop énorme, c'est trop parfait (un peu comme les films de cul, trop parfait là aussi, alors que dans la vraie vie, on est pas autant maquillées pour tirer un coup avec des mecs nettement moins bien membrés, mais bon, c'est une autre histoire).

Je vais de ce pas (après un petit saut à la plage) me les télécharger et je suis sûre que je les regarderais du même oeil émerveillé et avec le même intérêt que lorsque j'avais une petite dizaine d'années.
I'm still a little girl sometimes & c'est tant mieux.

Marvin Gaye Lets Get It On

Saturday, September 04, 2010

Finalement...

...J'ai sauté une lettre.
J'ai commencé par Ajaccio, devait s'en suivre logiquement Bastia, mais comme tout le monde le sait, je n'ai aucune logique, si ce n'est la mienne.

Arrivée par hasard sur le C qui me convenait mieux, j'ai choisi Cargèse (comme vous êtes curieux, vous irez voir les détails pratiques sur Wiki).
J'ai un appart cool, au fond d'une allée bordée de fleurs, ma jungle.
Je n'ai pas encore abordé le sujet "work", car il faut bien que je prenne mes marques, que je me balade, que je souffle un peu (il est clair que depuis 2ans que je glande ici, je suis bien évidemment éreintée).
Honnêtement, je ne me fais pas de souci et je suis sûre que je vais bien trouver une activité pour occuper les longues journées d'hiver.

Le seul petit problème, c'est que c'est vachement touristique et que de 1000 âmes on passe à 15000 en un rien de temps et franchement, ça me fait moyen kiffer tout ces touristes habillés en "touristes".
Est-ce que comme moi, chaque année (plus particulièrement l'été), vous regardez ébahis tous ces gens déambuler soit à demi-nus, soit vêtus d'une manière telle qu'on dirait qu'il y à une marque de vêtements "Touriste" ?

Moi perso, quand je pars en voyage, je prends mes affaires de tous les jours.
Et je m'habille de la même manière.
Bon bien sûr je ne vais pas randonner en escarpins mais même quand je randonne, j'ai pas l'air d'une touriste.
Je ne sais pas comment ils se démerdent mais c'est d'un moche, d'un ridicule. Je ne comprends pas.
Quant à ceux qui se promènent l'air de rien, style un t-shirt court et hop un zlip et hop des sandalettes et le tour est joué, au supermarché, ou en ville, alors eux, j'ai juste envie de leur couper les couilles, ça me débecte.

Je n'ai qu'une hâte c'est qu'ils se barrent tous avec leurs fringues immondes, leurs gosses mal élevés, leur irrespect envers la nature et les cochons ou d'autres animaux (j'ai assisté de loin malheureusement, à une scène d'un autre monde au Lac de Creno, où une Josy hurlait morte de rire à un charmant cochon, RENTRE CHEZ TA MÈRE, et tentait de lui foutre un bout de bois dans le groin...Inutile de dire que je l'ai traité de tous les noms, et que je suis partie en espérant vivement qu'elle se fasse mordre, voire arracher quelques doigts).

J'en peux plus des embouteillages, de la pollution sur nos plages, des déchets partout dans la nature.
Bref, je ne supporte pas la saison estivale sur mon île.
Je sais bien que c'est le revers de la médaille.

Allez, je sais qu'il y'a quand même bon nombre de gens qui aiment la Corse et la respecte.

Pour finir, un petit son qui donne envie de partir en mer faire des bêtises...

Monday, August 09, 2010

BlaBlaBla...



...Une ribambelle d'imbéciles,
Imbuvables buveurs de bière blottis dans le bleu de mes nuits,
Zombies bedonnants repus par toutes ces ballerines imberbes,
Une belle abomination de plus,
Dans la bascule du best-seller, la beauté n'est pas subjective.

Je déteste ce jour.
J'ai envie de cracher à la gueule de n'importe qui.
De hurler au monde entier que je le hais.
Profondément.

Tuesday, August 03, 2010

When Things...


...Fall Apart.

Quand ça se barre en couille, mais que tout n'est pas complètement foutu.



Monday, August 02, 2010

J'aime...

...Les défauts.
Les imperfections.
Les cicatrices.
Les marques et les bleus.
Avoir les larmes aux yeux.
Me dire que c'est impossible.
Ceux qu'on délaisse.
La pluie quand on ne l'attend pas.
La plèbe.
Baisser les bras.
Lever la tête.
Me baigner nue et penser à toi.
A vous.
Errer la nuit dans les rues comme une chatte affamée.
Boire pour oublier.
Rester allongée des heures durant.
Regarder le plafond.
Avoir du chagrin et ne pas réussir a me consoler.
L'enfant que j'ai perdu.
Et l'enfant que j'étais.
Y croire encore.
Refuser.
Te désirer.
Me fuir.
Le carrelage froid.
Frémir.
Compter les hommes.
Puis les moutons.
Allumer une cigarette.
Et m'endormir.
Enfin.

C'est vrai...

...Il y à quelques temps, une personne bien avisée me disait qu'il était important de se coucher avant minuit afin de vraiment récupérer.

Mais Moi Je, Pushka 1ère, j'ai toujours été un oiseau de nuit.
Que ce soit chez moi en mode "je traine", ou dehors par monts et par vaux goûtant au sirop de la rue, j'ai toujours aimé me coucher tard, au grand désespoir de mes parents chéris.

Hier soir, j'ai voulu vérifier cette théorie (je sais, c'est palpitant...je fais des expériences vraiment incroyables depuis que j'ai arrêté la drogue et la fête et le sex).
Vu que je ne bosse pas, et même si je ne suis pas à un énième apéro on da beach, je ne me couche jamais bien tôt.
Écoutant ci, regardant cela, découpant tel magazine et ne collant pas puisque zéro inspiration, j'erre dans les limbes nocturnes tel Nosferatu au régime.

Bref, hier soir vers 22h36, je me dis : Hum hum théorie du before midnight ?
Ouais, bon 22h36 c'est un peut tôt tout de même, alors je commence a mater Home, et je me dis qu'avant minuit, j'éteins tout.
23h52 et Home pas fini, je me fais violence.

Je me couche, il ne fait pas trop chaud, aucun chanteur de salle de bain dans la Rue du Roi de Rome, Sasha vient se poser au-dessus de ma tête, je repense à toutes les horreurs dont on a parlé à la plage et rien par-ce que si j'y pense là, maintenant, je ne vais vraiment pas dormir...

Pouf, dodo.
Pouf, ce matin 08h00.

Alors je vous arrête tout de suite, car je vous vois hausser les épaules, et vous dire que c'est LOGIQUE et que c'est bien normal de se lever fraiche comme un gardon à 08h00 quand on se couche tôt et a contrario n'émerger qu'à 11h00, les yeux bouffis quand on traine jusqu'à 4dum' MAIS le but de la manœuvre est tout simplement de me convaincre que je peux me coucher relativement tôt et que je vais réussir a m'endormir et que je ne vais pas faire une rupture d'anévrisme durant mon sommeil.

BlogTherapy, ça marche, le tout c'est d'y croire.

Du coup ce matin, j'ai fini une toile, j'ai barbouillé en blanc & gris, j'ai écouté Léo Ferré et je sais pas comment, je suis tombé sur ça :


C'est bon, c'est dansant, c'est chaud, le morceau s'appelle Sun, ça fait des frissons partout.
Enfin, sur moi ça marche, en ce moment il m'en faut peu.

Friday, July 30, 2010

C'était pas...

...Gagné d'avance.

29 juillet. 20h30. Ajaccio. Le Casone.
C'est noir de monde.
Toute la ville s'est donné rendez-vous pour le concert de Mister Mystère aka Mathieu Chédid.
Super contente je suis.
Ça change des Benabar, Grégoire et autres Christophe Maé.

On se fraye un chemin vers le devant de la scène.
Ça commence direct, pas de première partie. Tant mieux.
Il arrive, pfiou pfiou chaleur dans mon corps (ok j'avoue je suis une adolescente pré-pubère face à M).
Il entame quelques morceaux de son dernier album.
Malchance, car apparemment très peu de monde dans l'assemblée ne connaissait les paroles, et à un concert, des gens qui ne chantent pas, ça fait comment dire..désordre.

Après 10 bonnes minutes de rien absolu entre le public et lui, il pète gentiment un câble en proposant une minute de silence...
J'ai les grosses bouboules.

Face à un public vraiment pas réceptif, ni festif, il continue l'animation Club Med en demandant à tout le monde de s'asseoir, car quitte a ne pas bouger (au moins les bras), autant se mettre le cul par terre.
Et ça marche (sauf moi et Jenny debout, qui hurlions, hystériques).
Notez tout de même que la majorité des gens n'ont pas compris la démarche du mec, et pensent que ça faisait partie du pestacle (ahem).

Et là, miracle, après cette petite interlude qui laissait présager un bide total, les gens se réveillent enfin !
C'est parti pour du show, de la danse, des gens qui chantent, qui crient, qui s'arrachent les habits (euh non ça c'est que moi), qui montent sur scène, bref, un CONCERT, un vrai.

La famille Chédid est on stage (Joseph à la guitare et Anna qui chante également), et putain, ils envoient du pâté.
Ainsi que tout le reste de la troupe. Musiciens, techniciens son, et lumière, tout, tout, tout c'est du putain de beau moment musical.

ATTENTION COUP DE GUEULE, PAS CONTENTS S'ABSTENIR :
Mesdames et messieurs qui vous bouchiez les oreilles pendant que je chantais et sifflais, vous qui ne bougiez même pas une once de votre petit corps, qui étiez là tels des spectateurs de Vivement Dimanche par une journée de descente, j'ai envie de dire : la musique, la fête, le partage, la bonne humeur, c'est bon pour la santé et pour le coeur, alors mettez vous-y rapidement car vous risquez de mourir avant l'heure.
Et puis, on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a, et si vous n'êtes pas satisfaits, vous là, oui vous tous les pseudo intello ajacciens qui crachez sur tout et pour qui rien n'est assez bien, ayez des couilles et barrez-vous vivre dans un endroit où vous aurez de vrais moments culturels.

Tout est bien qui finit bien, les choses ont pris finalement la tournure initiale : kiffer tous ensemble.
Pour sa dernière date, je pense que Mr M repartira avec en souvenir des gens heureux, dansant et chaleureux et pas avec l'image de connards blasés, incapables de se lâcher le temps d'une soirée, d'éteindre leurs téléphones et de chanter au lieu de critiquer la tenue de la bassiste (vérité vraie, je l'ai entendu derrière moi pendant le concert).

Vive la musique, vive les artistes.